Une aventure au coeur d’un Gameplay

10 septembre, 2014 septembre 10, 2014

Comment on peut passer des dizaines d’heures sur des jeux qui ressemblent davantage à des casse-têtes plutôt que des divertissements ? Qu’est-ce qui est amusant dans le concept de Tetris ? Pourtant, Tetris reste encore un des jeux les plus populaires (pour ne pas dire légendaires). La question se pose aussi très rapidement avec les jeux de simulation : Peut-on parler de jeu quand on pilote un avion avec une interface qui reprend exactement les paramètres d’une cabine de pilotage et toutes les contraintes physiques du vol d’un avion ? Comment définir un jeu, et comment jouer ? Pourquoi jouer ? Comment distinguer les différents types de jeu, qui plaisent plus à certain·e·s qu’à d’autres ?

Une aventure au coeur d’un Gameplay

Le jeudi 14 avril dernier, Le Carrefour Numérique², en partenariat avec Play Research Lab et Ludoscience, a organisé une journée pour comprendre le jeu vidéo et le serious game : « une exploration au cœur du gameplay ». Des chercheurs en jeu-vidéo, qui travaillent sur ces questions depuis des années, ont répondu présents pour éclairer sur ce concept bien étrange qu’est le jeu.

Geoffroy Guéridon, stagiaire au Carrefour Numérique², relate son expérience dans cet article tiré de son premier live-tweet :

Avant le donjon du Gameplay : les préparatifs

« On n’entre pas dans un donjon comme dans un moulin (à moins de vouloir finir sa partie rapidement). Tout bon aventurier ou aventurière prépare sa conquête en glanant des informations sur le lieu et les êtres mystérieux qui y évoluent. Dans notre cas, bonne nouvelle : le lieu semblait on ne peut plus familier, avec un grand écran, un projecteur et une centaine de places assises, une organisation bien connue des aventurier·e·s du monde des savoirs. Les créatures qui peuplaient le donjon allaient être, au final, la principale difficulté. Ce donjon se présentait en deux niveaux et la salle du « boss » était remplie de chercheurs et de grands spécialistes de domaines bien spécifiques à chacun. Autant dire qu’il fallait se préparer à de nombreuses stratégies différentes pour survivre à cette journée très diversifiée.Connaître son adversaire est la meilleure des attaques dit-on sûrement dans un monde pas si lointain ; voici un rapide portrait des chercheurs annoncés pour cette journée :

  • Julian Alvarez : docteur en sciences de l’information et de la communication, responsable du laboratoire consulaire Play Research Lab, enseignant chercheur à l’université de Lille 1. Il s’intéresse à la classification des jeux-vidéos et au serious game.
  • Damien Djaouti : maître de conférences en informatique à l’université Montpellier II, cofondateur du laboratoire associatif Ludoscience. Il s’intéresse en particulier au serious game et développe des outils pour faciliter leurs créations.
  • Stéphane Bura : chercheur en intelligence artificielle sur l’émergence des propriétés dans les mondes complexes, Lead Designer de Storybricks. Il s’intéresse tout particulièrement au game design.
  • Emmanuel Guardiola : concepteur de jeu et expert en méthodologies de game design, docteur en informatique. Il s’intéresse au profil psychologique des joueurs au laboratoire CEDRIC du CNAM, et contribue au programme de game design de l’ENJMIN.
  • Sylvain Haudegond : responsable ergonomie à la CCI Grand Hainaut de Valenciennes, responsable du laboratoire d’évaluation du Play Research Lab, enseignant à Supinfogame Rubika, Lead Game designer pour Ubisoft. Il s’intéresse à l’expérience de jeu, aux interfaces de jeu innovante et notamment aux indicateurs de l’interaction entre le jeu, le joueur et son environnement.

Face à un tel défi, il était hors de question d’y aller les mains dans les poches. J’ai donc préféré sortir l’artillerie lourde en abandonnant nos chers smartphones pour l’ancestral clavier bien physique d’un imposant ordinateur portable. Certes mes capacités de mobilité allaient être fortement réduites, mais ça n’était pas nécessaire pour mon objectif : ne pas me laisser submerger par les notions abordées pour pouvoir synthétiser chaque idée en moins de 140 caractères (enfin 125 pour être exact, il fallait y caser #CœurGameplay).

Voilà : armé de mes fiches, de mon ordi et d’un demi-litre de café, j’arrivais enfin devant l’entrée de ce tant convoité Donjon du Gameplay »

Pour lire le récit de Geoffroy.. accédez à la salle suivante :) > Niveau 1 : Le matin

A propos des Serious game

Peut-on donner le goût aux sciences en utilisant des jeux vidéo ? Les Serious Games s’appuient sur les ressorts ludiques du jeu vidéo avec des objectifs qui vont au-delà du seul divertissement. Les Serious Games présentent des intérêts importants notamment pour les jeunes âgés de 15 à 25 ans, qui éprouvent des difficultés d’apprentissage des sciences avec les méthodes pédagogiques dites classiques. La difficulté est de réaliser un Serious Game équilibré, c'est-à-dire qui ne soit ni trop sérieux, ni seulement ludique

Les Serious game inmédiats

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Universcience: 48.895985, 2.387059
Cap Sciences: 44.857536, -0.560130